Différents cookies sont utilisés sur notre site web : techniques, à des fins de marketing et d'analyse ; vous pouvez en principe visiter notre site web sans placer de cookies. Les cookies nécessaires sur le plan technique font exception à cette règle. Vous pouvez à tout moment consulter et modifier les paramètres actuels en cliquant sur l'empreinte digitale qui apparaît (en bas à gauche). Vous disposez à tout moment d'un droit de rétractation. Vous trouverez de plus amples informations sur notre déclaration de protection des données sous Cookies. En cliquant sur "Accepter tout", vous acceptez que nous utilisions les cookies susmentionnés à des fins de marketing et d'analyse.

L'image représente symboliquement une personne issue de l'immigration qui suit un cours d'intégration. Actuellement, la participation volontaire à ces cours n'est plus autorisée. Le Conseil fédéral demande désormais l'abandon de cette mesure.

Le Conseil fédéral demande le retour aux cours d'intégration facultatifs – Qu'est-ce qui se cache derrière cette décision ?

Au début de l'année, l'Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF) a confirmé qu'à partir de 2026, aucune participation volontaire aux cours d'intégration ne serait plus autorisée jusqu'à nouvel ordre. Cette mesure touche de nombreux migrants qui n'ont pas légalement droit à un cours, notamment les demandeurs d'asile, les personnes tolérées et les réfugiés ukrainiens. Le Bundesrat demande désormais officiellement que cette mesure soit levée. Mais qu'est-ce qui se cache derrière cette décision – et le Bundesrat peut-il y contraindre le gouvernement fédéral ?
Rédigé par :
Anna Faustmann
Rédacteur
Vérifié par des experts :
Christin Schneider
Expert en droit des étrangers

Partager :

Le Conseil fédéral demande le retour des cours d'intégration facultatifs

Vendredi dernier (8 mai 2026), le Conseil fédéral a adopté une décision officielle. Dans celle-ci, il invite le gouvernement fédéral à lever le gel des inscriptions aux cours d'intégration facultatifs.

Il s'agit plus précisément des cours d'intégration prévus à l'article 44, paragraphe 4, de la loi sur le séjour. Cette disposition permet aux personnes qui n'ont pas légalement droit à un cours d'intégration d'y participer à titre volontaire, sous réserve de places disponibles.

Contexte : jusqu'à présent, toute personne souhaitant participer volontairement à un cours d'intégration devait obtenir l'accord du BAMF. Or, c'est précisément ces autorisations volontaires qui ne seront plus accordées à partir de fin 2025.

Le Bundesrat – c'est-à-dire l'assemblée des seize Länder – critique vivement cette mesure. Dans leur décision, les Länder soulignent que les cours de langue sont essentiels à l'intégration, à la participation à la vie sociale et à l'accès au marché du travail. Une bonne maîtrise de l'allemand est déterminante pour permettre aux personnes de trouver un emploi et de subvenir à leurs besoins à long terme.

Selon le Conseil fédéral, les restrictions actuelles pourraient avoir exactement l'effet inverse : une dépendance plus longue vis-à-vis des prestations de l'État, des perspectives d'emploi et de formation moins favorables, ainsi qu'une motivation moindre à s'intégrer.

Le Bundesrat souligne en outre que les cours d'intégration ne sont pas seulement importants pour les personnes bénéficiant d'un droit de séjour permanent. Les personnes qui souhaitent obtenir un droit de séjour permanent ont elles aussi tout intérêt à apprendre l'allemand le plus tôt possible.

C'est pourquoi les Länder demandent au gouvernement fédéral de permettre à nouveau aux participants volontaires de suivre des cours d'intégration.

Notre recommandation de lecture
http://Integrationskurs%20beim%20BAMF%20beantragen%20-%20Ihre%20Voraussetzungen%20und%20Vorteile
Demander un cours d'intégration auprès du BAMF - vos conditions et avantages

Le cours d'intégration est un élément important de la politique d'intégration allemande et vise à aider les migrants à s'adapter à la société allemande et à la vie quotidienne. ...

Contexte : le BAMF mettra fin aux cours d'intégration facultatifs en 2026

Dès la fin novembre 2025, le BAMF avait déjà fortement restreint l'accès aux cours facultatifs. Début février 2026, l'administration a officiellement annoncé dans un courrier qu'« aucune autorisation » ne serait plus délivrée « jusqu'à nouvel ordre » pour les cours d'intégration au titre de l'article 44, paragraphe 4, de la loi sur le séjour.

Le BAMF a justifié cette décision par des mesures d'économie et par la hausse des coûts des cours au cours des dernières années. Les inscriptions déjà approuvées restent certes valables. Toutefois, aucune nouvelle inscription volontaire n'est actuellement acceptée.

Qui est concerné par ces restrictions ?

Les migrant·e·s ne sont pas tous touché·es de la même manière par ces restrictions. Ce qui est déterminant, c'est de savoir s'il existe un droit légal à suivre un cours d'intégration ou si, jusqu'à présent, seule une participation volontaire était possible.

Les personnes bénéficiant d'un droit légal peuvent continuer à suivre ces cours. Il s'agit notamment des réfugiés reconnus,des bénéficiaires de la protection subsidiaire ainsi que des personnes titulaires d'un titre de séjour à des fins professionnelles.

Ces restrictions concernent les personnes ne bénéficiant pas d'un droit de séjour définitif. Il s'agit notamment : des demandeurs d'asile dont la procédure est en cours, des personnes tolérées, des réfugiés ukrainiens bénéficiant d'un titre de séjour en vertu de l'article 24 de la loi sur le séjour des étrangers (AufenthG), des personnes titulaires d'un titre de séjour humanitaire en vertu de l'article 25, paragraphe 5, de l'AufenthG, des citoyens de l'Union européenne ainsi que des Allemands ayant des besoins particuliers en matière d'intégration.

Jusqu'à présent, ces groupes pouvaient participer à des cours d'intégration sur la base du volontariat, sous réserve de places disponibles. Actuellement, cela n'est généralement possible que si une autorité les y oblige expressément ou s'ils prennent eux-mêmes en charge les frais de ces cours.

Notre recommandation de lecture
Quel certificat de langue pour l'immigration ?
Naturalisation : De quel certificat de langue ai-je besoin ?

Des certificats de langue ou d'autres preuves de langue sont nécessaires pour la naturalisation en Allemagne. Lesquels ? En savoir plus...

Le gouvernement fédéral envisage de nouvelles restrictions

Outre la suppression des cours d'intégration facultatifs, le gouvernement fédéral envisagerait actuellement d'autres changements. C'est ce qu'ont récemment rapporté divers médias, dont le Westdeutsche Allgemeine Zeitung.

Les discussions portent donc sur des modifications concernant la structure des cours et le niveau de langue visé. Pour les participant·e·s ayant des difficultés, le niveau visé pourrait être abaissé de B1 à A2.

Il est également prévu de débattre des phases d'auto-apprentissage en ligne – c'est-à-dire des périodes pendant lesquelles les participant·e·s doivent apprendre de manière autonome en ligne, sans enseignant·e – ainsi que de la réduction du nombre d'heures de cours dans les cours d'alphabétisation.

Il est toutefois important de noter que ces changements n'ont pour l'instant pas encore été officiellement confirmés ni adoptés.

Conclusion : quelle est la prochaine étape ?

La décision du Conseil fédéral est avant tout un signal politique. Le Conseil fédéral invite ainsi le gouvernement fédéral à lever le gel des admissions. Il ne peut toutefois pas contraindre directement le gouvernement fédéral à agir.

Cette décision n'en a pas moins un poids politique certain. Le Bundesrat montre ainsi clairement que les Länder critiquent le gel des inscriptions aux cours d'intégration facultatifs. En effet, ce sont surtout les Länder et les communes qui en subissent les conséquences lorsque les personnes apprennent l'allemand plus tardivement, ont plus de mal à trouver un emploi ou dépendent plus longtemps des prestations de l'État. C'est pourquoi cette décision accentue la pression politique sur le gouvernement fédéral.

On ignore pour l'instant si le gouvernement fédéral va effectivement revenir sur cette mesure ou s'il prévoit d'autres changements. Une chose est sûre cependant : le Bundesrat est un organe constitutionnel important par l'intermédiaire duquel les Länder participent à l'élaboration des politiques. Une telle décision constitue donc un signal clair adressé au gouvernement fédéral.

Vous avez des questions ?
Vous rencontrez des difficultés dans le cadre de la procédure de naturalisation et vous avez encore des questions de compréhension ? Contactez-nous et nos experts juridiques se feront un plaisir de répondre à toutes vos questions !
anna-photo de profil
Anna Faustmann
Rédacteur
Anna Faustmann travaille comme rédactrice chez Migrando . Grâce à sa solide formation et à sa longue expérience dans le journalisme et le marketing numérique, elle apporte une compréhension approfondie de la conception et ...