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L'image représente de manière symbolique le drapeau allemand et celui de l'UE.

Asile dans l'UE : la protection subsidiaire va-t-elle être supprimée ?

Le débat sur la politique européenne d'asile se poursuit. Peu après l'entrée en vigueur du nouveau système européen commun d'asile (SECA) en juin 2026, le Parti populaire européen (PPE) réclame désormais un durcissement supplémentaire des mesures. Le groupe parlementaire se prononce notamment en faveur de règles plus strictes aux frontières extérieures de l'UE et de la suppression de la protection subsidiaire. Qu'est-ce qui se cache derrière ces revendications – et quelles pourraient en être les conséquences pour les personnes en quête de protection et celles bénéficiant d'une protection subsidiaire ?
Rédigé par :
Anna Faustmann
Rédacteur
Vérifié par des experts :
Christin Schneider
Expert en droit des étrangers

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Le plus grand groupe politique du Parlement européen réclame un durcissement des règles en matière d'asile

Le Parti populaire européen (PPE) est le plus grand groupe politique au Parlement européen. Il compte notamment parmi ses membres la CDU/CSU, qui fait partie du gouvernement fédéral allemand. Lors d'une réunion à Vienne, le PPE a adopté un document de prise de position appelant à un durcissement supplémentaire de la politique européenne en matière d'asile.

Selon plusieurs médias, dont Bild, Welt et Focus Online, le PPE envisagerait à l'avenir de faciliter le refoulement des demandeurs d'asile aux frontières extérieures de l'UE. Cela serait notamment possible lorsqu'ils tenteraient d'entrer dans l'Union européenne en provenance d'un pays tiers sûr. Il s'agit de pays dans lesquels, selon l'évaluation de l'UE, les demandeurs d'asile seraient déjà en sécurité ou pourraient bénéficier d'une protection.

Le PPE demande que, dans de tels cas, les États membres se voient accorder un droit explicite de rejet. Jusqu’à présent, toute personne déposant une demande d’asile dans l’Union européenne a droit à une procédure d’asile. C’est précisément cette règle que le PPE souhaite faire réexaminer et modifier.

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Faut-il supprimer la protection subsidiaire ?

Un autre point important concerne la protection subsidiaire. Ce statut de protection est accordé aux personnes qui ne sont pas reconnues comme réfugiés au titre de la Convention de Genève, mais qui risquent néanmoins de subir un préjudice grave en cas de retour dans leur pays d'origine – par exemple en raison d'une guerre, de la torture ou de traitements inhumains.

Selon les données du Registre central des étrangers (AZR), environ 373 000 personnes bénéficiant d'une protection subsidiaire vivent actuellement en Allemagne. Elles sont très souvent originaires de Syrie, d'Afghanistan ou d'Irak.

Selon les médias, le PPE souhaite faire examiner la possibilité de supprimer la protection subsidiaire. Ses partisans font valoir que cette protection était initialement prévue pour des situations de crise temporaires. Or, aujourd’hui, elle conduit souvent des personnes à rester de manière permanente dans l’Union européenne, alors même que la situation dans leur pays d’origine s’est entre-temps améliorée.

Une partie de la CDU/CSU partage également cette position. Le chef du groupe PPE, Manfred Weber (CSU), a déclaré au journal *Bild* qu’il estimait que les ressortissants syriens bénéficiant d’une protection subsidiaire avaient tout particulièrement le devoir de contribuer à la reconstruction de leur pays d’origine. Il a toutefois souligné que les revendications du PPE concernaient avant tout les futures situations de crise.

Un plafond pour l'accueil des personnes en quête de protection ?

Le débat porte également à nouveau sur un éventuel plafond pour les personnes en quête de protection. Selon le journal *Bild*, le politicien de la CDU Detlef Seif s'est prononcé en faveur d'une limitation plus stricte de l'accueil des réfugiés. Pour l'ensemble de l'Union européenne, il a évoqué un plafond (personnel) de 300 000 personnes en quête de protection par an au maximum.

Un tel plafond serait juridiquement contestable. En effet, le droit d'asile est un droit individuel. Cela signifie que chaque demande d'asile doit être examinée au cas par cas. L'octroi d'une protection à une personne ne dépend pas seulement de considérations politiques, mais surtout de sa situation personnelle et de la situation dans son pays d'origine. Il faudrait donc vérifier sur le plan juridique si un plafond fixe est compatible avec le droit européen et international.

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Conclusion : la protection subsidiaire va-t-elle être supprimée ?

Important : les revendications du PPE ne constituent pas encore une loi en vigueur. Il s'agit uniquement de revendications politiques. Pour que les règles changent, la Commission européenne devrait présenter une proposition législative. Celle-ci devrait ensuite être approuvée tant par le Parlement européen que par les États membres de l'UE.

Pour les personnes bénéficiant d'un statut de protection, rien ne change donc pour l'instant. La protection subsidiaire est également maintenue conformément à la législation actuellement en vigueur. Les titres de séjour et les décisions de protection existants restent valables tant qu'ils ne sont pas révoqués dans le cadre d'une procédure judiciaire.

Néanmoins, le débat actuel montre que la politique européenne en matière d'asile continue d'évoluer, même après l'entrée en vigueur de la réforme du RAEC. Des partis conservateurs comme le PPE réclament d'ores et déjà un durcissement supplémentaire. Il est donc important pour les demandeurs de protection, les bénéficiaires d'une protection subsidiaire et les personnes dont la procédure d'asile est en cours de suivre attentivement l'évolution de la situation.

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Anna Faustmann
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