Qu'est-ce qui reste inchangé et qui y a droit ?
Même si le « Bürgergeld » s'appelle désormais « Grundsicherungsgeld », beaucoup de choses restent inchangées. Les personnes qui perçoivent actuellement le « Bürgergeld » n'ont pas besoin de déposer une nouvelle demande en raison de ce changement. Les décisions déjà rendues restent valables. Les interlocuteurs au Jobcenter ainsi que les mesures ou formations déjà entamées ne changent pas non plus.
Le montant des prestations reste inchangé. Les adultes vivant seuls continuent de percevoir une allocation de base de 563 euros par mois. Les montants versés aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes restent également inchangés et se situent entre 357 euros et 471 euros par mois.
Les personnes qui ne possèdent pas de passeport allemand peuvent, comme auparavant, bénéficier de l'aide sociale de base si elles remplissent les conditions légales. Pour cela, elles doivent avoir leur résidence habituelle en Allemagne, ne pas subvenir (ou pas entièrement) à leurs propres besoins et être en mesure de travailler au moins trois heures par jour.
Peuvent notamment en bénéficier les réfugiés reconnus, les personnes bénéficiant du droit d'asile, les bénéficiaires d'une protection subsidiaire, les travailleurs qualifiés et les travailleurs indépendants titulaires d'un titre de séjour correspondant, les personnes titulaires d'un titre de séjour au titre du regroupement familial ainsi que les titulaires d'une « carte bleue européenne ».
En matière de naturalisation et de titre de séjour permanent, la situation juridique reste également inchangée : les personnes bénéficiant de la nouvelle aide sociale de base n' ont en règle générale pas droit au passeport allemand ni au titre de séjour permanent.
Mais qu'est-ce qui change à partir d'aujourd'hui ?
Le gouvernement fédéral prévoit de ne plus verser à l'avenir de revenu minimum garanti ni d'aide sociale à certains réfugiés ukrainiens. À la place, ceux-ci devraient percevoir des prestations en vertu de la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile. En principe, cette mesure devrait entrer en vigueur dès le 1er juillet 2026. Mais pour l'instant...
Des règles plus strictes en cas de défaut de coopération
L'un des principaux changements concerne l'obligation de coopération envers l'agence pour l'emploi. Toute personne qui manque des rendez-vous sans motif valable, ne rédige pas de lettres de candidature ou ne remplit pas d'autres obligations doit s'attendre à ce que ses allocations soient réduites plus rapidement.
Toute personne qui manque deux rendez-vous à l'agence pour l'emploi sans motif valable peut voir ses prestations réduites de 30 % pendant un mois. Toute personne qui manque trois rendez-vous consécutifs sans motif valable peut perdre complètement son droit à l'aide sociale de base.
Même les personnes qui ne postulent pas à un emploi, qui refusent un emploi raisonnable ou qui interrompent des cours de formation sans motif valable doivent s'attendre à des réductions de leurs allocations.
Ces sanctions ne s'appliquent toutefois pas automatiquement à tout le monde. Les personnes concernées doivent au préalable avoir la possibilité d'expliquer les raisons pour lesquelles elles n'ont pas respecté cette obligation. Quiconque peut justifier d'un motif valable ne doit pas faire l'objet d'une réduction. Un motif valable peut par exemple être une maladie, une situation familiale d'urgence ou l'absence de solution de garde pour les enfants.
À l'avenir, le travail sera prioritaire
L'objectif de ces nouvelles règles est de permettre aux personnes de trouver plus rapidement un emploi. Cela signifie également que, lorsqu'un emploi acceptable est disponible, les personnes concernées doivent en principe l'accepter. Il peut s'agir d'un emploi qui ne correspond pas exactement à leur formation ou à leur expérience professionnelle antérieure.
Les formations continues et les qualifications restent possibles. Elles ne doivent toutefois être encouragées que si elles améliorent les chances de trouver un emploi durable.
Une autre nouveauté réside dans le fait que les parents peuvent désormais être tenus, dès le 15e mois de leur enfant, de trouver un emploi ou de suivre des cours d'intégration, de langue ou de formation continue. Condition préalable : la garde des enfants doit être assurée.
Nouvelles règles en matière d'épargne
Un autre changement important concerne l'épargne personnelle, c'est-à-dire le montant maximal de patrimoine que l'on peut posséder avant de bénéficier de l'aide sociale de base. Dans le cadre du « Bürgergeld », un délai de carence s'appliquait la première année. Pendant cette période, le patrimoine n'était pris en compte que s'il dépassait 40 000 euros.
Cette règle ne s'applique pas au revenu minimum garanti. Toute personne qui dépose une nouvelle demande de prestation doit indiquer dès le départ le montant de son patrimoine. Si celui-ci dépasse un certain seuil, ses économies doivent d'abord être utilisées pour subvenir à ses besoins.
Le montant du patrimoine autorisé dépendra désormais de l'âge :
- Moins de 30 ans → 5 000 euros d'économies max.
- 30 à 39 ans → 10 000 euros d'économies max.
- 40 à 49 ans → 12 500 euros d'économies max.
- à partir de 50 ans → jusqu’à 20 000 euros d’économies
Un aspect central de la naturalisation en Allemagne est d'assurer votre subsistance. Cela signifie que vous devez être en mesure de subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille sans aide de l'État, à moins qu'il ne s'agisse de certaines prestations sociales qui ne posent pas de problème....
Nouvelles règles concernant les frais de logement
De nouvelles règles s'appliquent également aux frais de logement. L'agence pour l'emploi continue de prendre en charge le loyer et les frais de chauffage, à condition qu'ils soient raisonnables. La nouveauté réside toutefois dans le fait qu'un plafond est désormais fixé dès le départ.
Cela signifie que l'agence pour l'emploi examine quels sont les loyers considérés comme raisonnables pour un ménage dans la ville ou la commune concernée. Au cours de la première année, les frais de logement ne peuvent dépasser cette limite que de 50 % au maximum.
Si, par exemple, le plafond local de loyer raisonnable pour une personne seule est fixé à 600 euros, l'agence pour l'emploi peut en principe prendre en charge au maximum 900 euros de loyer la première année. Si le loyer de l'appartement est plus élevé, la personne concernée doit généralement assumer elle-même les frais supplémentaires.