Élections en Mecklembourg-Poméranie occidentale : les revendications des partis en matière d'immigration et de droit de séjour

Dimanche 20 septembre 2026, de nouvelles élections au Landtag auront lieu en Mecklembourg-Poméranie occidentale. L'immigration, l'asile et le droit de séjour occupent une place importante dans les programmes électoraux des partis. Nous avons examiné les revendications de l'AfD, de la CDU, du SPD et de Die Linke dans ces domaines, ainsi que les mesures qu'un gouvernement régional pourrait réellement mettre en œuvre.
Rédigé par :
Anna Faustmann
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Que réclame l'AfD ?

Dans son programme électoral, l'AfD de Mecklembourg-Poméranie occidentale réclame une politique migratoire nettement plus stricte. Cela inclut notamment davantage de renvois, la création de centres de départ dédiés et des règles plus strictes pour les délinquants étrangers.

Une police des frontières et des retours propre à la France

Selon son programme électoral, l'AfD de Mecklembourg-Poméranie occidentale souhaite créer sa propre police des frontières et des retours. Cette unité aurait pour mission de lutter plus efficacement contre les entrées illégales, de s'attaquer à la criminalité liée au trafic de migrants et de faciliter les retours des personnes tenues de quitter le territoire.

La mise en œuvre de ces projets serait en partie possible au niveau régional. Le Mecklembourg-Poméranie occidentale pourrait créer une unité de police spécialisée dans les renvois. La police d'un Land participe d'ores et déjà aux expulsions.

La police fédérale est toutefois compétente en matière de protection des frontières. Un Land ne peut assumer de telles missions que s'il existe un accord à cet effet avec l'État fédéral.

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Centres de départ gérés par l'État

Selon l'AfD, les personnes tenues de quitter le territoire devraient être hébergées dans des centres de départ spéciaux situés en Mecklembourg-Poméranie occidentale. Les criminels, les demandeurs d'asile enclins à la violence et les personnes tenues de quitter le territoire devraient y séjourner jusqu'à leur expulsion.

Un gouvernement régional dirigé par l'AD pourrait créer de tels centres. La loi sur le séjour autorise les Länder à mettre en place des centres de rétention pour les personnes tenues de quitter le territoire.

Toutefois, le séjour dans un centre de départ n'est pas assimilable à une détention en vue de l'éloignement. Les personnes tenues de quitter le territoire ne peuvent y être placées en détention. La détention en vue de l'éloignement est soumise à des conditions légales supplémentaires et doit être ordonnée par un juge.

Vérifier le statut de protection des réfugiés syriens

L'AfD demande que le statut de protection des réfugiés syriens en Mecklembourg-Poméranie occidentale fasse l'objet d'un contrôle renforcé. Le parti réclame la mise en place de procédures exhaustives de révocation et de retrait, justifiant cette demande par l'évolution de la situation en Syrie. Indépendamment de cela, il convient surtout d'expulser davantage les délinquants et les personnes représentant un danger originaires de Syrie.

Cela n'est possible que dans une certaine mesure. Un gouvernement régional de l'AfD pourrait s'engager à accélérer les procédures de renvoi. Le Land ne peut toutefois pas statuer sur le statut de protection. Cette compétence relève de l'Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF).

Statut de protection en principe uniquement temporaire

L'AfD de Mecklembourg-Poméranie occidentale exige que le statut de réfugié ne puisse pas déboucher sur un séjour permanent en Allemagne. Selon son programme électoral, le séjour en Allemagne doit être davantage mis à profit pour former ces personnes en vue de la reconstruction future de leur pays d'origine.

Un gouvernement régional dirigé par l'AfD pourrait mettre en œuvre cette revendication en partie. Aujourd'hui déjà, le statut de protection ne permet qu'un séjour temporaire, à savoir tant que le motif de protection subsiste. Sous certaines conditions, les bénéficiaires de la protection peuvent toutefois obtenir ultérieurement un titre de séjour à durée indéterminée (autorisation d'établissement) ou demander la naturalisation.

Les conditions d'octroi d'un titre de séjour à durée indéterminée sont régies par la loi sur le séjour des étrangers et ne peuvent être modifiées par un gouvernement de l'AfD en Mecklembourg-Poméranie occidentale. Le Land pourrait toutefois mettre en place ses propres programmes de qualification professionnelle ou d'aide au retour volontaire.

Suspendre le regroupement familial

L'AfD de Mecklembourg-Poméranie occidentale réclame la suspension générale du regroupement familial. Selon le parti, cette mesure vise à empêcher les personnes originaires de pays d'où proviennent les demandeurs d'asile ou d'Ukraine d'immigrer pour bénéficier du système social allemand.

Le Mecklembourg-Poméranie occidentale ne peut pas suspendre le regroupement familial. Les règles relatives au regroupement familial sont définies dans la loi sur le séjour. Toute modification devrait être adoptée au niveau fédéral. Un gouvernement régional pourrait toutefois demander une modification au niveau fédéral, par exemple par l'intermédiaire du Bundesrat.

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Que réclame le SPD ?

Dans son programme électoral, le SPD met surtout l'accent sur l'intégration, l'accès rapide au marché du travail et le recrutement de main-d'œuvre qualifiée étrangère. Parallèlement, le parti souligne que la législation en vigueur en matière d'asile et de séjour doit être appliquée de manière rigoureuse.

Passage rapide du système d'asile à l'emploi

Le SPD de Mecklembourg-Poméranie occidentale souhaite faciliter la transition entre le système d'asile et le marché du travail. Il prévoit également d'accélérer la reconnaissance des diplômes professionnels étrangers. Les femmes, en particulier, doivent bénéficier d'un soutien pour accéder aux cours de langue, à la formation et à l'emploi.

Un gouvernement régional dirigé par le SPD pourrait donner suite à une partie de ces revendications. Le Mecklembourg-Poméranie occidentale pourrait, par exemple, accélérer la reconnaissance des diplômes professionnels étrangers et améliorer la coordination entre les différentes administrations.

C'est toutefois la loi sur le séjour qui régit si et dans quelles conditions une personne demandant une protection peut passer à un titre de séjour pour raisons professionnelles ou de formation. Le Land ne peut pas modifier ces conditions.

Réduire au maximum la durée du séjour au centre d'accueil initial

Selon le SPD, les enfants et les adolescents réfugiés doivent pouvoir accéder le plus rapidement possible aux crèches, aux écoles, aux activités sportives et culturelles. Les familles doivent pouvoir quitter les centres d'accueil d'urgence le plus tôt possible.

Dans ce domaine, le Land dispose d'une certaine marge de manœuvre. Les Länder sont responsables de l'accueil et de la répartition des demandeurs d'asile, ainsi que des centres d'accueil. Toutefois, le droit fédéral fixe la durée pendant laquelle les demandeurs d'asile doivent y séjourner. Pour les enfants mineurs et leurs parents, cette durée est limitée à six mois.

Recruter des travailleurs qualifiés étrangers

Le SPD souhaite maintenir le centre de services dédié aux travailleurs qualifiés déjà en place. Celui-ci a pour mission de conseiller les entreprises allemandes et les travailleurs qualifiés étrangers. Il s'agit notamment de questions relatives au séjour, à la reconnaissance des diplômes professionnels, à l'apprentissage de la langue, à l'intégration et au regroupement familial.

Ce projet pourrait être mis en œuvre par un gouvernement régional dirigé par le SPD. Le Mecklembourg-Poméranie occidentale peut financer le centre de conseil, soutenir les entreprises et lancer ses propres programmes visant à attirer de la main-d'œuvre qualifiée internationale.

Les conditions légales relatives aux visas, aux titres de séjour et au regroupement familial sont régies par la loi sur le séjour et ne peuvent être modifiées par un Land pris isolément.

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Que réclame la CDU ?

Dans son programme électoral, la CDU met l'accent sur deux axes prioritaires en matière de migration : le Mecklembourg-Poméranie occidentale doit attirer de manière ciblée des travailleurs qualifiés internationaux. Parallèlement, les personnes sans droit de séjour doivent être renvoyées de manière plus systématique et les règles applicables aux délinquants étrangers doivent être renforcées.

Migration de main-d'œuvre ciblée

Dans son programme électoral, la CDU indique que le Mecklembourg-Poméranie occidentale a besoin d'une immigration de main-d'œuvre ciblée. Cette mesure vise à attirer de la main-d'œuvre qualifiée et à réduire la pénurie de main-d'œuvre qualifiée.

Un gouvernement régional dirigé par la CDU peut encourager l'immigration de main-d'œuvre, mais il ne peut pas en définir lui-même les conditions juridiques. Le Mecklembourg-Poméranie occidentale pourrait, par exemple, recruter des travailleurs qualifiés à l'étranger et soutenir les entreprises.

Ce sont toutefois les dispositions fédérales en matière de droit de séjour qui déterminent qui est autorisé à entrer en Allemagne pour y travailler, quelles conditions doivent être remplies et si un titre de séjour sera délivré.

Mettre en œuvre les retours de manière plus rigoureuse

Selon la CDU, les personnes ne disposant pas d'un droit de séjour devraient être renvoyées de manière plus systématique. Parallèlement, le parti souhaite soutenir davantage l'intégration des personnes dont le statut a été reconnu et qui peuvent rester durablement en Allemagne.

En matière d'expulsions, le Land dispose d'une grande marge de manœuvre. La loi sur le séjour des étrangers définit certes les conditions dans lesquelles une expulsion est possible, mais ce sont les Länder qui sont compétents pour la mise en œuvre de ces expulsions. Un gouvernement CDU en Mecklembourg-Poméranie occidentale pourrait, par exemple, allouer davantage de personnel et de ressources aux expulsions.

Limiter le port du voile intégral dans les lieux publics

La CDU souhaite limiter le port du voile intégral dans l'espace public. Selon son programme électoral, les personnes présentes dans l'espace public doivent en principe être reconnaissables et identifiables. À cette fin, le parti entend militer en faveur de nouvelles dispositions légales au niveau fédéral.

Un gouvernement régional dirigé par la CDU ne pourrait pas adopter à lui seul une interdiction générale du port du voile dans l'espace public. Il pourrait toutefois, comme annoncé, militer en faveur de cette mesure au niveau fédéral. Dans certains domaines, des règles interdisant de se couvrir le visage existent déjà aujourd'hui.

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Que réclame le parti Die Linke ?

Dans son programme électoral, Die Linke met surtout l'accent sur la protection, l'intégration et de meilleures perspectives de séjour pour les réfugiés. Il est prévu de suspendre les expulsions dans certains cas et de faciliter l'accès à l'emploi.

Pas d'expulsion vers des zones de guerre

La Gauche réclame l'arrêt des expulsions vers des zones de guerre. Dans son programme électoral, le parti mentionne expressément les expulsions vers la Syrie, l'Afghanistan ou l'Iran.

Le Mecklembourg-Poméranie occidentale ne pourrait mettre en œuvre cette exigence que de manière limitée. Un Land peut suspendre temporairement les expulsions vers certains États pour des raisons humanitaires ou en vertu du droit international.

Conformément à l'article 60a de la loi sur le séjour (AufenthG), un tel gel des expulsions peut être prononcé pour une durée maximale de trois mois. Un Land ne peut toutefois pas instaurer de manière permanente son propre droit de protection pour toutes les personnes originaires d'un État donné. Cela nécessiterait une nouvelle loi au niveau fédéral.

Un accès plus facile au travail et à la vie en société

Selon la Gauche, les réfugiés devraient bénéficier d'un meilleur accès aux soins de santé, à l'apprentissage de la langue, à la culture et au sport. Le parti réclame également que leur accès au marché du travail soit aussi facilité que possible.

Le Land pourrait lui-même développer de nombreuses offres d'intégration. Le Mecklembourg-Poméranie occidentale peut, par exemple, financer des centres de conseil, des programmes de soutien linguistique ou des offres destinées aux enfants et adolescents étrangers.

En matière d'accès au marché du travail, les possibilités dont dispose le Land sont toutefois limitées. La loi sur l'asile définit si et quand les demandeurs d'asile et les personnes tolérées sont autorisées à travailler. Un gouvernement régional ne peut pas simplement abroger ou modifier ces règles.

Droit de séjour pendant la formation

Selon le parti Die Linke de Mecklembourg-Poméranie occidentale, les réfugiés qui suivent une formation ou participent à une autre mesure de qualification devraient se voir offrir une perspective de séjour garantie.

Le Mecklembourg-Poméranie occidentale ne peut pas instaurer un droit général de séjour pour les apprentis étrangers. La loi sur le séjour régit, à l'échelle nationale, les conditions dans lesquelles les réfugiés peuvent obtenir un titre de séjour pour suivre une formation.

Le Land peut toutefois développer les services d'accompagnement et mettre davantage de personnel et de ressources à la disposition des administrations, afin que les perspectives de maintien sur le territoire puissent être examinées plus rapidement.

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Anna Faustmann travaille comme rédactrice chez Migrando . Grâce à sa solide formation et à sa longue expérience dans le journalisme et le marketing numérique, elle apporte une compréhension approfondie de la conception et ...