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La photo montre une personne bénéficiant d'un statut de protection en Allemagne. Elle tient dans sa main une lettre du Bamf. Cette image symbolise le fait que le Bamf examine actuellement de nombreux statuts de protection. Dans la plupart des cas, la protection est maintenue.

Nouveaux chiffres : le BAMF confirme le statut de protection dans la plupart des cas – très peu de rétractations chez les réfugiés originaires de ce pays

En 2025, l'Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF) a examiné des dizaines de milliers de statuts de protection de réfugiés. Résultat : dans la plupart des cas, la protection existante a été confirmée. Le taux de confirmation est particulièrement élevé chez les réfugiés syriens. C'est ce qui ressort d'une réponse du gouvernement fédéral à une question parlementaire du groupe parlementaire Die Linke, rapportée pour la première fois par le RedaktionsNetzwerk Deutschland.
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Nettement plus de contrôles – rares sont les révocations

Selon les informations fournies par le gouvernement fédéral, l'Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF) a engagé, entre janvier et novembre 2025, un total de 23 101 nouvelles procédures de révocation ou de retrait du statut de protection. Cela représente environ 5 500 procédures de plus que pendant la même période l'année précédente. Dans le même temps, le BAMF a rendu une décision dans 41 887 procédures au total, y compris des cas qui avaient déjà été engagés l'année précédente.

Malgré l'augmentation du nombre d'examens, le statut de protection a été maintenu dans environ 93 % de toutes les procédures jugées. Seuls 2 839 cas ont abouti à une révocation ou à un retrait du statut de protection.

Les retraits pour cause de fausses déclarations ou de déclarations trompeuses n'ont joué qu'un rôle mineur. Dans seulement 310 cas, le BAMF est arrivé à la conclusion que le statut de protection n'aurait pas dû être accordé à l'origine.

Comme le rapporte le RND, le statut de protection des ressortissants des pays d'origine suivants a notamment été réexaminé :

  • Afghanistan : 5 100 contrôles → révocation dans 6,5 % des cas
  • Irak : 6 100 contrôles → révocation dans 12,1 % des cas
  • Érythrée : 1 700 contrôles → révocation dans 7,3 % des cas
  • Iran : 2 700 vérifications → révocation dans 4,8 % des cas
  • Somalie : 1 100 contrôles → révocation dans 8,5 % des cas
  • Turquie : 2 400 contrôles → révocation dans 4,4 % des cas
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Malgré les inquiétudes, le gouvernement fédéral maintient ses projets d'expulsion vers la Syrie. Alors que le ministre des Affaires étrangères Wadephul met en garde contre les conditions dans le pays, le ministère de l'Intérieur poursuit les discussions avec la Syrie. Qu'est-ce que cela signifie pour les personnes concernées et quels sont leurs droits actuels ?...

Taux de confirmation élevé chez les réfugiés syriens

L'année dernière, le BAMF a examiné très fréquemment le statut de protection des ressortissants syriens. Au cours de cette seule période, l'autorité a engagé 9 077 nouvelles procédures d'examen. Le BAMF a rendu une décision dans 16 737 cas au total, y compris les procédures qui avaient déjà été engagées l'année précédente.

Dans 96,7 % des cas, le statut de protection existant a été confirmé. Les révocations ou retraits sont donc restés exceptionnels, même pour les réfugiés syriens.

Il en va autrement pour les demandes d'asile. Selon un article paru dans le journal Welt am Sonntag, le BAMF n'accorde actuellement le statut de protection que dans de très rares cas.

Ainsi, en octobre 2025, seul un très petit nombre de demandes d'asile a donné lieu à l'octroi d'un nouveau statut de protection. Au total, le BAMF a statué ce mois-là sur 3 134 demandes d'asile émanant de ressortissants syriens. Seuls 0,8 % environ des cas ont abouti à l'octroi d'un statut de protection.

Expulsion vers la Syrie : le gouvernement fédéral débat des rapatriements

Les chiffres actuels contrastent avec le débat politique sur l'avenir des réfugiés syriens en Allemagne. En effet, depuis la chute du régime d'Assad en décembre 2024, la question de savoir si les expulsions vers la Syrie devraient à nouveau être possibles fait l'objet d'un débat intense.

Début 2026, le groupe parlementaire CSU au Bundestag s'est notamment prononcé en faveur du retour de nombreux Syriens. L'accord de coalition du gouvernement fédéral actuel prévoit également de renforcer les expulsions vers la Syrie. Dans un premier temps, cette mesure concernera principalement les criminels condamnés et les personnes dangereuses. À long terme, cependant, l'expulsion des personnes dont la demande d'asile a été rejetée etqui n'ont pas de titre de séjour légal est également à l'étude.

À l'inverse, le parti Die Linke réclame actuellement un arrêt des expulsions de réfugiés syriens à l'échelle nationale. Compte tenu des nouveaux combats et de la situation sécuritaire toujours instable dans plusieurs régions de Syrie, le parti met en garde contre des retours précipités.

Les discussions politiques ne semblent pour l'instant avoir aucune incidence sur les décisions du BAMF. Malgré l'évolution de la situation en Syrie, l'autorité a confirmé le statut de protection dans la grande majorité des cas examinés.

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Le ministre fédéral de l'Intérieur Dobrindt prévoit de conclure un accord avec la Syrie. Cela permettrait, pour la première fois depuis des années, de procéder à des expulsions, dans un premier temps pour les délinquants, puis également pour les personnes sans titre de séjour...

Contexte : quand le BAMF peut-il examiner ou retirer un statut de protection ?

L'Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF) est légalement tenu de vérifier régulièrement le statut de protection. Cela découle de la loi sur l'asile.

Toutes les formes de protection internationale et nationale sont concernées. Cela inclut les personnes bénéficiant du droit d'asile, les réfugiés reconnus, les personnes bénéficiant d'une protection subsidiaire et les personnes faisant l'objet d'une interdiction nationale d'expulsion.

Le statut de protection peut être réexaminé si la situation dans le pays d'origine a changé ou s'il existe des doutes quant à la décision initiale. Il convient toutefois de faire la distinction entre la révocation et le retrait du statut de protection :

  • Révocation : une révocation peut être envisagée lorsque les motifs justifiant la protection ont disparu. Cela peut être le cas, par exemple, lorsque la situation sécuritaire dans le pays d'origine s'est améliorée de manière fondamentale et durable et qu'il n'y a plus de persécution ou de danger grave.
  • Retrait : un retrait suppose que le statut de protection ait été accordé illégalement dès le départ. C'est le cas, par exemple, lorsque de fausses informations ont été fournies, que des faits ont été dissimulés ou que les autorités ont été trompées. Dans de tels cas, le BAMF part du principe que le statut de protection n'aurait pas dû être accordé à l'origine.

Important : l'octroi ou le maintien d'une protection est toujours examiné au cas par cas. Les décisions ne dépendent pas uniquement du pays d'origine de la personne, mais aussi de sa situation concrète.

Dans le cadre de l'examen, le BAMF tient compte, entre autres, des motifs de la fuite, des dangers concrets en cas de retour et de la situation personnelle de la personne concernée. Même si la situation générale dans un pays d'origine change, cela n'entraîne pas automatiquement le retrait d'un statut de protection existant. Ce qui est déterminant, c'est toujours le cas individuel et la question de savoir si la personne concernée continue d'être exposée à un danger grave.

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Conclusion : malgré des contrôles renforcés, le statut de protection reste généralement inchangé.

Les chiffres de 2025 montrent que les révocations ou les retraits du statut de protection restent exceptionnels dans la pratique. Malgré une augmentation du nombre de procédures d'examen, le BAMF a confirmé le statut de protection dans la plupart des cas. Le taux de confirmation est particulièrement élevé chez les réfugiés syriens.

L'examen individuel de chaque cas reste déterminant. Le statut de protection ne peut être retiré que si la situation dans le pays d'origine s'est améliorée de manière durable ou si la protection a été accordée à tort dès le départ.

Pour les personnes bénéficiant d'une protection, cela signifie que même si la situation dans leur pays d'origine change, le BAMF continue d'examiner attentivement si la personne concernée court un danger individuel.

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